Lundi 15 juillet 2013 tagActeurs

UN SIGNAL FORT D’ÉGALITÉ, DE TOLÉRANCE ET D’INTÉGRATION

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Reçu au ministère le 9 juillet à l'occasion de la visite d'évaluation de la Fédération des Gay Games (FGG), le comité « Paris 2018 » porte la candidature de la France à l’organisation de la dixième édition des Gay Games, en 2018. Michel Geffroy, le co-président du comité de candidature, fait le point sur le dossier parisien à quelques mois du verdict, le 7 octobre prochain.

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  © Panoramic
Les Gay Games sont encore méconnus du grand public. Pouvez-vous nous en dire plus sur cet événement sportif et culturel international ?
Les Gay Games sont souvent présentés à tort comme des Jeux Olympiques pour la communauté gay et lesbienne. Or, c’est au contraire une manifestation ouverte à tous, sans discrimination de préférence sexuelle, de religion, de nationalité, de handicap ni même de talent puisqu’aucun standard de performance sportive ou culturelle n’est exigé pour y participer. Les débutants comme les compétiteurs peuvent s’y engager, dans un esprit de fraternité et de tolérance. Les Gays Games restent aujourd’hui le plus grand événement hétéro-friendly au monde qui participe à la visibilité et à l'intégration des lesbiennes, gais, bisexuelles et transgenres (LGBT) tous les quatre ans depuis 1982. Et nous espérons que la dixième édition, prévue en 2018, aura lieu à Paris.

Avec Londres (Angleterre) et Limerick (Irlande), Paris fait partie des derniers candidats en lice pour l’organisation des Gay Games 2018. Pourquoi avez-vous décidé de porter cette candidature ?
Il nous semblait important que Paris, et plus généralement la France, déjà bien placée en matière de politiques LGBT, approfondissent la démarche en organisant un événement à dimension internationale. Le pays enverrait ainsi un signal fort d’égalité, de tolérance et d’intégration. Car selon moi, les Gay Games sont un formidable outil de lutte contre les discriminations. Paris était déjà candidate en 2005 pour l’édition 2010 (Cologne avait été alors désignée, ndlr) et nous avons décidé il y a deux ans de repartir pour une nouvelle aventure avec un collectif d'associations « Paris 2018 », à l’initiative de la Fédération sportive gay et lesbienne (FSGL) et de ses associations affiliées. La Fédération internationale des Gay Games (FGG) désignera la ville lauréate le 7 octobre prochain.

Quels sont les atouts du dossier de candidature parisien ?
Nous avons retenu les leçons de notre échec en 2005. Le soutien des pouvoirs publics n’avait pas été assez prégnant à l’époque. Aujourd’hui, non seulement la ville de Paris est engagée de manière forte dans cette candidature, la Région d’Ile-de-France, mais également l’ensemble du gouvernement, à commencer par le Premier Ministre. Valérie Fourneyron était à nos côtés lors de la visite d’évaluation de la Fédération Internationale des Gay Games début juillet. Elle nous a constamment soutenus ces derniers mois. Nous avons été reçus au ministère des Sports le 9 juillet avec l'ensemble des membres de la commission d'évaluation et la ministre a annoncé qu'elle sera à nos côtés à Cleveland en octobre lors de l'annonce de la ville lauréate. C'est un geste de soutien qui compte ! Le mouvement sportif a aussi adhéré à notre projet. De nombreuses fédérations, signataires de la charte contre l’homophobie, se sont engagées à nous aider à organiser ces Jeux. Elles nous apporteront leur expertise d’organisation, leurs ressources d’officiels, d'arbitres, etc. Des personnalités comme Laura Flessel, Jean-Paul Gaultier et Pierre Bergé sont nos ambassadeurs. Autre atout, le savoir-faire français en matière d’organisation de grands événements internationaux est connu et reconnu. La France a prouvé à de nombreuses reprises sa capacité à mobiliser son milieu associatif et pour une manifestation comme les Gay Games, essentiellement portée par des associations et des bénévoles, c’est un enjeu important. Et puis, la jeunesse française est également au rendez-vous puisque la moyenne d’âge des bénévoles qui travaille au sein de « Paris 2018 » est de 25-30 ans. La France met toutes ses forces vives au service de cette candidature et cela peut faire la différence.

Vous l’avez dit, la France est très active en matière de lutte contre les discriminations. Est-ce que l’organisation des Gay Games en 2018 aurait un impact sur la lutte contre l'homophobie dans le sport en France ?
Bien sûr. Notre slogan est d’ailleurs "tous égaux". « Paris 2018 » reprend également la devise de la FSGL, "Contre les discriminations faisons du sport ensemble", inscrite sur les tenues des athlètes français au Gay Games de Cologne, en 2010. Tenues qui, pour l’anecdote, avaient été offertes par le ministère en charge des Sports. Nous avons une vraie volonté d’ouverture car c’est par ce biais que les mentalités peuvent évoluer. Dans le cadre de ses actions, l’association s'efforce de promouvoir la reconnaissance de l'identité et des libertés des personnes lesbiennes, homosexuelles, bisexuelles et transsexuelles. Les Gay Games, avec ses 15 000 participants rassemblés pour célébrer la fête du sport et de la culture, seraient un formidable vecteur de communication et de prise de conscience. Car la lutte doit continuer. Et un jour peut-être, nous n’aurons plus besoin d’organiser des Gay Games.

Plus d’informations sur www.paris2018.com et sur www.sports.gouv.fr/accueil-du-site/a-la-une/article/Paris-candidate-a-l-organisation-des-Gay-Games-2018
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