Mercredi 15 mai 2013 tagActeurs

CHRISTIAN PALIERNE, PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DE TENNIS DE TABLE : « LE MONDIAL PING, UNE FORMIDABLE OPPORTUNITÉ POUR NOTRE DISCIPLINE »

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Alors que les championnats du monde de tennis de table se sont ouverts, le 13 mai, à Paris, Christian Palierne, le président de la Fédération française de tennis de table, nous en présente les enjeux.

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La France partage avec la Chine et le Japon le privilège d’avoir été choisie deux fois en une décennie (2003 et 2013) pour organiser les championnats du monde de tennis de table. Comment l’expliquez-vous ?
Il ne faut pas oublier également dans ce tableau l’organisation de deux finales de la Coupe du monde, en 2006 et 2011. Historiquement, la France est, avec l’Allemagne, l’un des deux pays européens majeurs du tennis de table. Des joueurs comme Jacques Secrétin (champion du monde double mixte, quadruple champion d’Europe) ou Jean-Philippe Gatien (champion du monde de simple et double médaillé olympique en simple (argent) et en double (bronze)) ont contribué, de par leurs résultats, à sa renommée. Mais il est vrai aussi que la France a démontré à plusieurs reprises sa capacité à organiser des manifestations sportives majeures au cours des dernières années. Le prestige du pays et son attrait touristique ont fini par séduire les dirigeants internationaux qui nous ont, à nouveau, fait confiance cette année.

Forte de ces différentes expériences, quelle est l’ambition de la Fédération française pour ce Mondial Ping 2013 ?
En 2003, la Fédération française de tennis de table, ses dirigeants, ses cadres techniques et toute l’équipe de France cherchaient à profiter de l’évènement pour montrer au public et aux médias la réalité et l’exigence sportives de notre discipline. Nous voulions nous imposer, dans le paysage sportif français, comme un véritable sport de haut niveau. Nous y sommes parvenus. Avec l’organisation à Bercy du Mondial 2013, l’ambition de la FFTT est différente. Par sa portée populaire, par son impact médiatique et par la formidable caisse de résonance qu’il peut constituer, ce rendez-vous de l’élite planétaire du « ping » doit nous permettre de nous rapprocher de la base la plus large de nos pratiquants. La FFTT compte actuellement environ 190 000 licenciés, mais les Français seraient au moins 3 millions, peut-être même 4 ou 5 millions, à s’adonner à la pratique du ping pong de façon occasionnelle ou régulière. Notre sport doit se démocratiser et ce Mondial est l’opportunité de rappeler à tous ces joueurs occasionnels que le tennis de table peut s’apprendre, dans un club, pour progresser et franchir de nouveaux paliers. Par ailleurs, le comité d’organisation s’est professionnalisé. Nous avons décidé de faire appel à des professionnels de l’événementiel pour épauler nos bénévoles, maillons indispensables pour un tel événement. La qualité de prestation, d’accueil et de résultats sera au rendez-vous tout au long de la semaine.

En terme de résultats justement, l’équipe de France sera-t-elle au rendez-vous de « son » Mondial Ping ?
Même si 2013 est une date symbolique - 10 ans après les derniers championnats du monde français, 20 ans après le titre mondial de Jean-Philippe Gatien -, nous savions que ce Mondial de Paris arriverait peut-être un peu tôt pour notre jeune et talentueuse génération. D’ici 2016 et les Jeux Olympique de Rio, l’équipe de France sera, à n’en pas douter, très performante. Tous les signaux sont au vert. Mais pour cette édition 2013, nous devons rester modeste et réaliste. Si un joueur français parvient à se qualifier pour les seizièmes de finale de l’épreuve, le résultat sera très satisfaisant et encourageant. Au-delà, ce serait un véritable exploit. Il est plus difficile pour un joueur d’être performant aux championnats du monde qu’aux Jeux Olympiques en raison des quotas. À titre d’exemple, deux joueurs chinois étaient en lice à Londres dans le tableau masculin. Ils sont cinq cette semaine à Paris et devraient truster les podiums. Et quand on connaît la suprématie du « ping » asiatique, cela ne laisse que peu de places pour les autres nations. Malgré tout, j’espère que le public portera nos jeunes joueurs tout au long de la semaine.

Outre le Mondial, la Fédération a mis en place différents programmes de promotion de la discipline. Pouvez-vous nous en parler ?
Je l’ai dit, ces championnats ne doivent pas être une fin mais un moyen pour le tennis de table de se rapprocher de son public. C’est pourquoi en amont de la compétition, la FFTT a conçu une série d’opérations destinées à aller à la rencontre de nos millions de pratiquants. Organisé depuis le 30 mars dernier et ce jusqu’au 18 mai, le « Mondial Ping Tour » avec ses différents ateliers, comme le Ping pour les 4-7 ans, le handi ping ou encore le Fit Ping Tonic, nous a permis d’aller au devant du public et de lui faire découvrir les différents aspects de la discipline. Cette semaine, des tables ont été installées dans différents lieux symboliques au cœur de Paris pour permettre à toutes et tous de disputer, à la sortie du bureau, une partie en famille ou entre amis, dans le cadre de l’opération « Paris Ping ». Enfin, l’opération « Educ’Ping » (voir encadré) est très importante pour nous. Le badminton est aujourd’hui le premier sport scolaire en France mais le tennis de table a toute sa place dans les cours d’école. D’ailleurs, de nombreux enseignants et universitaires sont eux mêmes d’anciens pongistes. À nous d’en profiter.

Encadré
Avec « Educ’Ping », le tennis de table refait ses classes

Avec l’opération « Educ’Ping », la Fédération française de tennis de table veut profiter de l'occasion pour élargir son public. Et renforcer encore ses liens avec le monde scolaire et universitaire, où la discipline se révèle déjà être l'une des plus présentes. Des supports pédagogiques et des activités, ludiques et sportives, sont proposés aux enseignants. Dans le même temps, ces mêmes enseignants se voient offrir une formation spécifique afin d'accompagner au mieux le programme. Inspiré du succès rencontré par les initiatives des fédérations françaises de rugby en 2007 (Scolarugby) et d'escrime en 2010 (Escrime-toi), « Educ'Ping » vise un public large, des enfants des classes maternelles aux étudiants des universités. Dans les établissements scolaires « Educ'Ping » tisse sa toile à travers le sport scolaire (USEP, UNSS, UGSEL). En plus de la découverte de l'activité tennis de table dans les cycles d'éducation physique et sportive (EPS), des initiations et des tournois amicaux, les socles communs de compétences sont enrichis d'une touche internationale par l'apport de connaissances historiques, culturelles et géographiques de l'Asie. Enfin, les Universités peuvent proposer à leurs étudiants d'approfondir la dimension économique, sociologique et psychologique du tennis de table. Avec la possibilité, pour les plus motivés, d'y consacrer un travail de recherche et de le présenter à un jury où sera présent un membre de la FFTT. Un partenariat avec l'Agence de l'Enseignement du Français à l'Etranger a permis de l'étendre à plusieurs établissements hors de France. Le programme a permis également à plus de 5 000 enfants d'assister gratuitement au Mondial 2013. Les groupes y étaient accueillis par des « jeunes officiels organisateurs » de l'UNSS.
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