Lundi 15 avril 2013 tagActeurs

JEAN-PIERRE DE VINCENZI, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’INSEP : « L’INSEP DOIT RESTER L’ÉTABLISSEMENT OPÉRATIONNEL DU SPORT DE HAUT NIVEAU FRANÇAIS »

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Ancien entraîneur de l’équipe de France masculine de basket-ball, vice-championne olympique en 2000, DTN et Directeur Général de la FFBB, Jean-Pierre de Vincenzi, 55 ans, a été nommé Directeur Général de l’INSEP en mars dernier. Il nous livre ses ambitions pour le « navire » amiral du sport français.

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Que représentait l’INSEP pour vous avant d’en être nommé Directeur Général ?
J’ai fréquenté, pour la première fois, l’établissement en 1973, à l’occasion d’un stage national de basket-ball avec les équipes de France jeunes. Puis, tout au long de ma carrière, j’y ai suivi de nombreuses formations, obtenu mes diplômes d’Etat, ... Comme la plupart de mes collègues, je suis le fruit de l’INSEP, le « navire amiral » du sport français, celui sur lequel « tous les avions se posent ». Connaître cette « maison » et avoir eu des responsabilités, au sein d’une « grande » fédération, va m’aider pour appréhender mon nouveau rôle.

Quelle est votre vision du poste justement ? Quel Directeur Général souhaitez-vous être ?
Les Directeurs Généraux qui se sont succédé ces dernières années étaient des Inspecteurs de la Jeunesse et des Sports qui avaient plutôt un profil d’administrateur, de gestionnaire. Je suis, pour ma part, issu du milieu sportif, même si j’ai suivi, moi aussi, un certain nombre de formations qualifiantes (Master de l’ESSEC, droit et économie du sport de Limoges). Mon nouveau bureau a hébergé d’illustres Directeurs de l’INSEP. Je souhaite être un manager qui privilégie le dialogue. Un leader qui construit une vision pour les 10 années à venir, en respectant la lettre de mission qui m’a été assignée, et qui la fait partager à l’ensemble du personnel, pour obtenir une cohérence d’actions dans l’établissement. Je suis partisan d’un management participatif, dans le respect de la hiérarchie. Tout le monde doit mettre sa pierre à l’édifice, en tenant compte des contraintes économiques, administratives et statutaires. Je veux aussi faire en sorte que les Insépien(ne)s se sentent bien dans leur établissement, que celui-ci s’ouvre à l’extérieur et que son savoir-faire soit connu et reconnu.

Quelles sont vos priorités ?
L’INSEP doit rester l’établissement opérationnel du sport de haut niveau français, être au service des fédérations dans leur quête de performances. Il faut donc engager un dialogue régulier, par le biais d’une méthode de travail adaptée, avec les présidents des fédérations, les DTN, les responsables des pôles France, le CNOSF et, bien sûr, le ministère, que je représente. Le développement du réseau national du sport de haut niveau est l’autre priorité. Le ministère ne peut plus se permettre d’avoir des établissements qui travaillent chacun dans leur coin, sans une vision partagée et une cohérence d’actions. J’ai découvert, en arrivant à l’INSEP, tous les services proposés par le réseau : par exemple, la mise en place de fichiers partagés entre le ministère, l’INSEP et les différents établissements pour la gestion et le suivi des athlètes de haut niveau, ce que j’ignorais, alors que j’étais DTN de la fédération française de basket-ball. Après avoir pris le temps d’acquérir ce savoir-faire, il est maintenant temps de passer à l’étape du faire-savoir. La phase de consultation durera jusqu’à cet été. Une nouvelle organisation devrait ensuite voir le jour, et sera véritablement opérationnelle à partir de septembre 2013, avec de nouvelles appellations, un nouvel organigramme....

À trois ans des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de Rio 2016, la préparation olympique et paralympique des équipes de France est-elle déjà au cœur de vos préoccupations ?
Bien sûr. Une structure d’accompagnement sera mise en place pour accompagner les fédérations sur la route de Rio 2016, avant la création d’une véritable structure de soutien pour les JOP de 2020. Cette préparation olympique et paralympique, quelle que soit son appellation, devra être souple et réactive et tenir compte des expériences de chacun. Ce sont les entraîneurs nationaux, les DTN, qui ont l’expertise de leurs disciplines. Mais pour proposer un accompagnement efficace, il faut, tout en restant dans la continuité de ce qui avait déjà été mis en place, développer, avec le réseau, une vraie méthodologie pour aider les fédérations, selon leurs besoins, à construire et évaluer une stratégie efficace, sans pour autant se montrer intrusif.

À titre personnel, qu’est-ce qui a motivé votre décision d’accepter ce poste de Directeur Général de l’INSEP ?
C’est la troisième fois qu’on me le propose. Pourquoi avoir accepté maintenant alors que j’étais pourtant dans une situation confortable à la fédération française de basket-ball ? J’y étais le plus heureux des DTN, avec une confiance réelle des élu(e)s qui m’avaient donné carte blanche dans de nombreux domaines. Mais j’avais un tel confort de travail que j’avais, justement, peut-être peur de m’endormir. J’ai mis du temps à me décider, mais j’ai senti que c’était le bon moment, celui où je me sentais prêt et où j’ai estimé pouvoir être, effectivement, l’homme de la situation. Je considère cette arrivée à l’INSEP comme un nouveau challenge, et je suis un homme de challenge. La ministre et ses conseillers ont su me persuader qu’ils me feraient confiance et me donneraient les moyens de mener ma tâche à bien, malgré un contexte économique délicat. Comment refuser ?
Lundi 15 avril 2013 tagActeurs
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